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Ces start-up qui vont (peut-être) changer le monde

Rendre le monde meilleur et servir l’intérêt général, ce n’est pas le credo d’une ONG mais l’ambition d’une nouvelle génération d’entrepreneurs qui entendent bien concilier réussite économique et évolution collective.

«Une start-up comme Google change le monde, recevoir un prix Nobel ne fait que refléter l’excellence passée». Celui qui fait cette affirmation n’est pas n’importe qui. Hansjörg Wyss, président et actionnaire principal de Synthes, multinationale leader du marché de la traumatologie (3,5 Mds€ de CA pour une valorisation boursière de plus de 17 Mds€), est aussi la 240ème fortune mondiale selon Forbes et l’un des plus grands philanthropes de la planète.

S’échapper des modes de pensées traditionnels

Et cette opinion surprenante est de plus en plus partagée. Salim Ismail, entrepreneur et investisseur dans la Silicon Valley, fondateur du think tank Singularity University, a même théorisé le phénomène, dans son ouvrage Exponential Organisations.

Selon lui, ces organisations exponentielles (ExOs) sont en train de changer la société qui les entoure et le monde en général grâce à une culture d’entreprise novatrice et une façon de penser révolutionnaire : «La force motrice d’une start-up n’est pas de créer une entreprise ayant simplement pour but de générer des revenus. L’objectif est de s’échapper des modes de pensées traditionnels ou de les redéfinir, pour ainsi changer l’ordre de la société».

Un phénomène qui envahit des activités comme le transport (Uber, BlaBlaCar…), la fabrication de voitures (Tesla…) ou même la fabrication de satellites (Skybox, Planetlabs, Satellogic…).

Innovations de rupture

Pour Antoine Baschiera, fondateur de l’agence de notation de start-up Early Metrics et observateur avisé de ces changements : «Les start-up peuvent naturellement porter des innovations de rupture majeure, puisqu’elles peuvent partir d’une page blanche, sans avoir à assumer l’héritage de l’existant».

La désintermédiation

D’ailleurs, on peut déjà en constater les effets : «La désintermédiation, par exemple avec le crédit entre particuliers, qui court-circuite les banques ; la personnalisation de masse, qui permet de proposer au plus grand nombre des produits et des services uniques pour chacun ; ou la production collaborative, qui remplace l’expertise individuelle par celle de la collectivité, sont déjà entrées dans notre quotidien, sans grand bouleversement visible, mais en remettant en cause des paradigmes bien établis, et depuis très longtemps».

Cependant, on imagine aussi des changements plus spectaculaires : «Dans certains domaines, notamment les transports ou l’énergie, beaucoup restent à inventer autour des nouvelles technologies, comme on peut le voir par exemple avec la voiture sans conducteur.

Mais une révolution technologique n’est rien si elle n’est pas adoptée par les utilisateurs. Changer le monde, c’est avant tout changer les usages, et ce n’est pas le plus simple». Mais un entrepreneur, n’est-ce pas quelqu’un qui croit avant tout à sa capacité à faire évoluer les choses ?